L’Olympique de Pantin bat Lyon sur un score sans appel de trois buts à zéro (doublé d’Emile Fiévet) et remporte la Coupe de France.

« Après avoir vu ça, on peut mourir tranquille » aurait dit l’incontournable et regretté Thierry Roland.

Sauf qu’il n’était pas né, et nous non plus. Mais cette finale a bien eu lieu, il y a 100 ans, le 5 mai 1918. La FFF n’existait pas, et c’était la première édition de la Coupe de France ou coupe Charles-Simon, qui réunissait, à l’époque 48 clubs amateurs. Les pantinois ont joué cette finale en bleu, mais ils évoluaient habituellement en maillots verts, shorts blancs et bas noirs. C’était un club de copains, ouvriers parisiens, mais un des meilleurs de France avec le Red Star.

Il s’associe dès la reprise avec le Sporting Club Vaugirard et devient l’Olympique de Paris. Puis fusionne de nouveau en avril 1926, avec son grand rival, le Red Star. Il lui apportera ces couleurs. Les audoniens qui jouaient en rayé marine et blanc, adopteront la tunique rayée verte et blanche toujours portée aujourd’hui.

Pour célébrer le centenaire de cette victoire, des ramasseurs de balles pantinois officieront au Stade de France lors de la finale de la coupe de France en mai prochain. En parallèle la municipalité, sous l’impulsion de Bertrand Kern, supporter de Sochaux, tente de faire renaitre l’Olympique de Pantin en fédérant les clubs de quartiers existants et a entamé des démarches pour récupérer le palmarès du club auprès de la FFF.

Ici, c’est Pantin !

Article écrit par Didier Guillaume

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